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J’ai écrit sur la pochette de mon premier livre : « S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait ».  J’ai finalement compris, suite à l’écriture de cette phrase, que c’était certains artistes, en interprétant leur musique, qui me permettaient de nourrir mon âme de l’énergie du son qui fait vibrer leur instrument.                                            

Ma plus belle découverte de l’été s’est passée au Festival Folk sur Richelieu  et a été le groupe de **KLEZTORY**. 

Il interprète de la musique Klezmer, celle des musiciens juifs itinérants qui parcouraient l’Europe de l’Est du 19e au 20e siècle.  La musique de ces différents pays se côtoie : Pologne, Roumanie, Ukraine, Turquie, Hongrie, Grèce ainsi que des airs d’origine tsigane. J’ai apprécié chacun des musiciens mais c’est sous le violon d’Elvira Misbakhova, d’origine russe, que mon cÅ“ur s’est complètement ouvert à la richesse de cette musique que je connaissais déjà depuis plusieurs années.  Le soleil s’est couché sous la magie de son violon ; un souvenir mémorable gravé à jamais dans ma mémoire.

www.kleztory.com

Mon deuxième coup de cÅ“ur était au Festival International de Jazz de Montréal et c’était le **BILLY’S BAND**.

C’est un groupe qui ne jure pratiquement que par Tom Waits.   Les membres du band sont d’origine russe et leur musique vacille entre le blues et des ballades aux sonorités slaves. Leurs histoires nostalgiques étaient racontées de façon intimiste et la richesse de leurs interprétations m’a fait glisser dans leur univers; ainsi, j’ai complètement perdu la notion du temps et de la réalité.

www.billys’sband.com

Cette aventure s’est passée à l’Astral avec le **CORKY SIEGEL’S Chamber Blues**.  Le groupe interprétait du Blues style Chicago accompagné d’une musique de chambre initiée par l’harmoniciste et compositeur Corky Siegel.   Même avant la fin de la première pièce de musique, la salle était conquise.  Nous étions transportés dans une atmosphère où les musiciens arrivaient à faire « parler et chanter » leur instrument.  Une violoniste japonaise a interprété la première partie d’une pièce musicale sur un instrument traditionnel de son pays que, je crois, les Geisha apprenaient à jouer.  Un silence plus que religieux flottait dans la salle ; c’était un pur moment de grâce.

www.corkysiegel.com

 Vous pouvez me partager vos coups de cœur musicaux en cliquant sur « contacter ».

 

France Valiquette

 

Photo : Groupe Kleztory

Pièce musicale : Firen di Mekhutomin Aheym

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Il y a quelques semaines, je me rendais à la banque après une expérience merveilleuse. J’avais comme toutes les semaines joué avec une jument Haflinger selon la méthode de Parelli. C’est l’art d’apprendre à connaître la façon de vivre grégaire des chevaux et de s’y intégrer, ce qui signifie qu’ils finissent par nous prendre pour des amis et non pour des abuseurs ou bien des personnes représentant de véritables dangers pour eux. L’affection que me démontre ce cheval par moments me déstabilise complètement. J’ai inscrit sur la pochette de mon deuxième livre ; «Le cheval rendra l’homme noble, si l’homme sait l’aimer ». Mais aujourd’hui, je pense qu’ils peuvent également nous aider à vivre plus en harmonie en société.

Je sortais de la banque quand j’ai vu un homme dans la jeune vingtaine, costaud et habillé «vintage», injurier un monsieur ayant passé depuis longtemps le cap de la soixantaine et qui essayait de lui répondre d’une voix forte mais remplie de peur. Le jeune monsieur avait stationné sa BMW rouge dans un endroit interdit et accusait le vieil homme de l’avoir égratignée… Ma voiture était stationnée près de «l’accusé» et je me tenais à l’arrière de mon véhicule avec la ferme intention de protéger le «malfaiteur». Une dame est sortie de l’établissement et a demandé au propriétaire de la voiture rouge ce qui se passait, ce qui a eu pour effet de lui faire hausser davantage le ton et recommencer ses injures. Honteuse, la dame est montée dans la BMW. Une camionnette est arrivée et son conducteur a demandé à l’homme s’il désirait qu’il téléphone à la police; alors, celui-ci lui a répondu d’une voix conciliante que ce n’était qu’une petite égratignure. La fourgonnette est repartie et il est revenu donner un dernier assaut verbal rempli de haine. Le vieux monsieur lui avait répété d’appeler la police et cela avait eu l’effet d’une gifle. Il lui a crié en se rapprochant dangereusement de lui que s’il n’avait pas été aussi vieux, il lui aurait réglé son compte. La flamboyante voiture a finalement quitté le stationnement en trombe et le monsieur près de moi est remonté dans son auto en oubliant de se rendre à la banque.

Je me suis assise à mon tour dans mon véhicule et j’ai fermé les yeux en me demandant pourquoi cet être qui semblait favorisé par la vie avait développé autant de peur camouflée sous une telle colère. J’ose à peine penser comment il réagira un jour quand un de ses enfants le confrontera à sa douleur initiale. N’oublions pas que la colère se retrouve dans des blessures profondes et qu’il nous est profondément important de reconnaitre cette émotion pour pouvoir travailler sur sa véritable origine afin d’être porteur de paix… non de violence.

Bon été à tous. Je serai de retour au mois d’août.

 

France Valiquette

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Harlan Johnson, artiste peintre né à Halifax, vivant à Montréal depuis de nombreuses années.

 

 

 

Harlan Johnson, artiste peintre né à Halifax, vivant à Montréal depuis de nombreuses années.

Cette toile faisait partie d’une exposition qui à été présentée en 2008 et 2009 à Montréal et à Lafayette en Louisiane. .

 

 

 

 

 

Nous avons tous entendu parler de l’explosion de la plate-forme de pétrole au large de la Louisiane et de son impact écologique mais nous avons rapidement oublié les onze décès suite à cette tragédie. J’avais déjà vu de ces plates-formes et j’avais une vague idée de leur fonctionnement comme beaucoup d’entre vous. Dans mon premier voyage en Louisiane en 2002, j’en ai aperçu une de la côte et à nouveau ma curiosité a été piquée. Durant mon second séjour dans ce charmant état du sud, j’ai eu la chance de discuter avec des Louisianais qui travaillaient sur ces îlots flottants.

Ils quittent leurs familles très tôt le matin pour se rendre sur la côte et monter dans un hélicoptère qui va ensuite les déposer sur les plates-formes. Ces hommes demeurent sur ces lieux de sept à dix jours. Une journée de travail est en moyenne de dix à douze heures. Leur alimentation est souvent médiocre et ils dorment à quatre dans des pièces exiguës dont la propreté laisse souvent à désirer. Ils sont en général bien payés et pour ceux qui acceptent des tâches plus dangereuses, la paye est encore meilleure. Ces hommes sont isolés, enfouissent leurs peurs au plus profond d’eux-mêmes. Ils désirent gagner le plus d’argent possible; alors, certains prennent des risques inutiles pour avoir des bonus. Un employé qui se distingue sera un des premiers sur la liste de rappel de la compagnie si le travail se fait plus rare.

Pendant ce temps, leurs conjointes, travaillant généralement à l’extérieur du foyer, doivent s’occuper seules des enfants et de toutes les autres besognes de la maison. À leur retour dans leurs familles pour quelques jours, ces hommes souhaiteraient retrouver leur femme, ainsi que leurs enfants, souriants et affectueux. Ils aimeraient naturellement ne pas trop entendre parler des soucis et des problèmes qui sont arrivés durant leur absence. Malheureusement, c’est rarement cette réalité qui les attend. Alors, l’alcool devient souvent leur refuge durant leurs congés. Après quelques années de cette vie, le divorce guette plusieurs de ces couples. Et certains hommes recommencent leur vie avec l’espoir qu’une autre femme saura mieux les comprendre et les aider à chasser leur vin triste.

Derrière le pétrole, il y a les industries pétrolières, les gouvernements et nous… Que sommes-nous prêts à faire dans notre vie de tous les jours pour changer notre relation abusive envers cette substance ? Pensons-nous à éteindre le moteur aussitôt que notre véhicule est en arrêt ? Utilisons-nous la climatisation avec modération durant l’été ? L’hiver, avons-nous banni de nos voitures les systèmes anti-démarreur si polluants ? Avons-nous acheté une voiture moins énergivore ou réfléchissons-nous à ce projet?

Nous savons tous que si les peuples s’engagent à changer leurs habitudes, les gouvernements et les industries finiront par emboîter le pas et la planète Terre qui nous a accueillis depuis notre naissance s’en portera mieux.

Une loi de la physique dit : « Un grain de sable peut créer une tempête magistrale ».

 

« Voulez-vous être un de ces grains de sable qui créera un univers plus sain? »

 

France Valiquette

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France avec deux guitares en verre soufflé

France avec deux guitares en verre soufflé

Grey Barnhill

Grey Barnhill

Musciciens dan la rue

Musciciens dans la rue

 J’ai passé mon congé de Pâques sous le ciel bleu de Nashville, Tennessee.  Je voulais assister au Tin Pan South Songwriter Festival qui a lieu une fois par année en avril parce que c’est un festival de musique d’auteurs compositeurs. Nashville est une petite ville des plus sympathiques du sud des États-Unis; la musique est son mentor.  Dans le centre-ville, nous y retrouvons, à certaines intersections près des feux de circulation, de la musique qui est diffusée pour agrémenter notre attente.  Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas seulement un endroit de musique country car nous y retrouvons aussi du folk, du jazz, du blues, du rock, du bluegrass, du classique et plus encore.

Le spectacle qui m’a le plus fait vibrer était au Edgehill Studios Café.   C’est une petite salle de spectacle qui nous permettait de nous sentir au cÅ“ur de la musique.  Je ne pourrais absolument pas vous dire lequel de ces musiciens était le plus talentueux entre Grey Barnhill, Doug Johnson, Denis Malkosky et Chas Sandford.   Ils ont également invité, durant leur spectacle, quatre autres musiciens à tour de rôle à venir chanter et jouer avec eux et naturellement, ils ont tous ensemble terminé la performance.   Des voix magnifiques ainsi que d’excellents musiciens.   Inutile de vous dire que je flottais quand je suis sortie du spectacle, c’était une soirée mémorable. Ce que je percevais de ces artistes, c’était leur attachement inconditionnel pour la musique qui leur donnait une confiance tranquille  et une générosité sans frontière de langue, de race… avec le public. 

À Nashville la musique « live » commence en fin de matinée dans les cafés, restos-bars et des musiciens jouent également dans les rues.   Vous pouvez entrer et sortir de ces endroits sans payer de frais d’entrée et  prendre de consommations.   Les gens sont gentils et chaleureux.  La politesse et la courtoisie des Sudistes sont toujours très agréables et comme toujours, les Canadiens sont particulièrement  les bienvenus.

 Le samedi soir, après avoir écouté différentes tendances musicales, je me suis retrouvée dans un Irish Pub comme il m’arrive de le faire dans plusieurs de mes voyages d’ailleurs. Il y avait trois musiciens irlandais. Le soliste, Mulls Mulligan, a réussi à me faire monter les larmes aux yeux en interprétant une belle chanson nostalgique de son pays d’origine parlant d’amour et de liberté.

Nashville est  la première ville du sud à avoir accepté les Noirs aux études supérieures.   J’ai aussi visité l’incontournable Country Music Hall of Fame que j’ai beaucoup apprécié et qui a sensiblement amélioré ma connaissance de cette musique.  Vous y trouvez également le RCA STUDIO B, 27 MUSIC SQUARE W.   « Ce lieu aurait produit plus de tubes que n’importe quel autre studio du pays », selon Lonely Planet.                                                           

 

France Valiquette

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J’aimerais vous entretenir sur l’un des sentiments les plus nobles que la terre ait porté, « l’amitié ».

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L’amitié n’est aucunement motivée par la sexualité et si on y en retrouve une influence, cela demeure secondaire.   C’est une relation rare que vivent deux personnes en toute simplicité en dehors de toute forme d’ego et de dépendance.  C’est un désir profond d’entretenir un lien authentique et vrai avec une personne qui peut avoir une feuille de route très différente de la nôtre mais dont nous partageons certaines valeurs fondamentales.  Seul l’âge du cÅ“ur a de l’importance.  Deux amis ressentent qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre dans les moments réellement difficiles tout au long de leur engagement mutuel dans cette merveilleuse aventure. 

 

Nous avons de nombreuses relations amicales qui comblent nos vides affectifs et nos moments de solitude que nous changeons au fils du temps selon nos variations d’humeur.  Nous avons également beaucoup de relations sociales que nous entretenons souvent par politesse et pour se donner l’impression d’être bien entouré.  Un ami ne remplacera jamais un parent dont nous ne nous sommes jamais sentis réellement aimés ou compris.    Un ami, nous le choisissons avec notre intuition venant des profondeurs de notre cerveau reptilien et nous nous sentons libres durant toute la relation.  Notre famille est présente dès notre naissance; nous en sommes dépendants pendant de longues années et certaines personnes en demeurent même prisonnières.

 

Comme nous vivons dans une époque d’individualisation et d’égocentrisme, l’amitié a perdu beaucoup d’importance; incidemment, je crois même que cela diminue profondément notre qualité de vie.

 

La véritable amitié est l’une des plus belles choses à vivre malgré tous les obstacles rencontrés sur notre chemin.

 

France Valiquette

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Jeudi le 11 février 2010 vers 19h15, France Valiquette sera à sa troisième présence à l’émission « Les Contes à Rendre » de CHOQ.FM, la radio des étudiants de l’UQAM, pour parler du Mardi Gras et de son expérience personnel de cette fête si populaire en Louisiane.

Vous pourrez écouter l’émission sur internet en direct ou en reprise : http://www.choq.fm

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Nouvelle du vendredi 22 janvier 2010.

Je me suis rendue en Louisiane durant les vacances de la fin de l’année.  Le 29 décembre,  j’ai retrouvé mon vieil ami cadien, Norbert, au lac Martin vers 13 heures.  Il était un peu fébrile car il  arrivait du bayou et il avait vu un alligator, ce qui est très rare en cette saison.  J’ai  monté dans la chaloupe et nous sommes partis très enthousiastes à la recherche de la fabuleuse bête. 

Jusqu’à ce jour, je n’avais réussi à prendre qu’une belle photo d’un bébé; autrement, nous ne voyions qu’une tache brune sur l’eau… et nous pouvions penser que c’était un bois flottant!!!  La seule fois où je m’étais retrouvée à quelques mètres de ce majestueux reptile avec la possibilité de prendre un bon cliché, je n’avais pas de caméra.   J’étais partie observer les hérons blancs et les spatules roses durant leur période d’accouplement et en regardant les oiseaux avec mes jumelles, j’avais entendu un glissement sur le bord du bayou.  J’avais ressenti un frisson dans l’échine du dos car en Louisiane, nous devons rester également vigilants à cause des serpents. Il était énorme. Je suis restée à l’observer une quinzaine de minutes; puis, d’autres personnes sont arrivées et il a fui.

L’alligator se trouvait dans une zone du bayou où se rendait plus rarement Norbert.   Il l’a retracé assez facilement et selon mon ami, il était dans une demi-dormance, ce qui nous a permis de nous rapprocher de lui facilement. Le reptile devait avoir entre quinze à vingt ans et peser environ soixante livres; ces bêtes peuvent vivre plus de cent ans.   J’ai réussi à prendre quelques photos pour immortaliser ce moment privilégié et ensuite, nous avons décidé de le laisser se reposer en toute quiétude. 

Nous nous sommes aventurés dans ce coin du marais et le moteur du bateau s’est coincé dans la végétation du bayou.  Norbert a réussi à le dégager et quand il a voulu rebrousser chemin, il ne reconnaissait plus le bon canal à travers les roseaux.   La chaloupe s’est prise à nouveau, mais cette fois, en plus de la végétation de plus en plus dense, le niveau de l’eau à cet endroit était moins profond.  Après avoir essayé avec un aviron de dégager l’embarcation,  mon ami a décidé  de pousser le moteur à plein régime.  La secousse a été telle que l’avant de la chaloupe s’est soulevé dans les airs;  j’ai alors été éjectée de mon siège et projetée dans le fond du bateau.  Je me suis relevée sans trop de mal sous le regard ahuri de mon compagnon mais dans les minutes qui ont suivi, nous avions les yeux rivés sur le plancher de l’embarcation surveillant si l’eau s’infiltrait.   Après ce moment  de tension intense et de peur, plusieurs autres tentatives pour se sortir de l’impasse furent tentées et alors le moteur s’est mis à chauffer après avoir projeté un mélange d’eau et de boue derrière son hélice.  Norbert, chaussé de ses grandes bottes, a alors décidé de mettre un de ses pieds dans l’eau pour tenter de faire avancer plus facilement la chaloupe et au deuxième essai, nous avons fini par nous sortir progressivement de notre prison de fantômes végétaux du marais.    Je gardais toujours un Å“il sur le plancher de la chaloupe car nous avons ensuite été coincés sur un arbre mort, ce qui nous a demandé encore beaucoup efforts pour se frayer à nouveau un chemin.

 Quand nous avons enfin réussi à retrouver le canal, nous nous sommes arrêtés pour nous reposer et Norbert a alors sorti son « Moon shine ».   Il m’en a versé une petite quantité dans un verre et lui qui ne  boit jamais d’alcool. avec une forte concentration, il  s’en est versé une rasade. Mon bon ami a déjà eu un sérieux problème d’alcool à son retour de la guerre et depuis longtemps, il ne boit plus que quelques  bières occasionnellement.  Je le sentais épuisé et il nous restait encore  tout le lac à traverser avant le crépuscule. 

 Cette aventure m’a permis encore une fois de  réaliser à quel point la vie devait avoir été difficile  et dangereuse et je voudrais souligner comment grand étaient le courage et la détermination de survivre des Acadiens quand ils sont arrivés complètement démunis en Louisiane.

 

 

 

 

France Valiquette

www.francevaliquette.com

 

 

 

 

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Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 

 

 « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »

Retrait du marché momentané

 

Montréal, le lundi 14 décembre 2009 - Suite à la parution en octobre dernier du second tome de l’auteure France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, une importante erreur informatique s’est malencontreusement glissée lors de la dernière étape de l’impression du livre qui sera retiré du marché. Les corrections nécessaires seront apportées avant que le livre ne soit imprimé à nouveau. Les Éditions Manuka et ses collaborateurs prévoient une deuxième édition dans les prochains mois.

Les gens qui souhaitent échanger leur copie pourront le faire en contactant directement l’auteure.

 Les Éditions Manuka et France Valiquette en sont sincèrement désolés.

  

 « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »

L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux,

pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.

 

France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cÅ“ur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa  perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.

Source :

France Valiquette

www.francevaliquette.com

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Je serai à l’émission « Les Contes à Rendre » à la radio étudiante de l’UQAM au www.choq.fm, jeudi le 17 décembre 2009 de 18h30 à 20h00 pour présenter ce conte et de la musique cadienne de la Louisiane.

Conte de Noël,

 

 

Nous sommes en Laponie dans le Nord de la Norvège à quelques jours de Noël.   La veille, Gustav, le chef d’une petite bande de trolls, avait fait l’inventaire des victuailles et il avait réalisé qu’il ne restait que quelques galettes de seigle comme provisions.  Il avait réfléchi toute la nuit et, au petit matin, avait décidé de se rendre à l’atelier du père Noël, le seul vrai père Noël qui avait toujours vécu, de père en fils, dans le nord de son pays. 

Toute l’équipe, composée du père Noël, de la fée des Étoiles et des nains, travaillaient de longues heures afin d’être prêts pour la visite des foyers lors de la distribution des présents.  Le père Noël commençait trois jours avant la grande Fête car il y avait maintenant beaucoup plus d’enfants sur la Terre.  

Les rennes qui devaient tirer son chariot seraient donc sans surveillance. 

Gustav avait décidé qu’il irait en voler un pour avoir de la nourriture durant l’hiver. Ses amis et lui étaient partis tôt le matin et avaient marché une  bonne partie de la journée pour se rendre à leur destination.   À cette période de l’année dans le Grand Nord; il faisait noir tout le jour, alors ils n’auraient pas à attendre la nuit pour capturer le renne.  Ils avaient mangé le peu de nourriture qui leur restait avec de l’eau chauffée sur le feu avant leur départ.  Gustav sentait les forces de ses deux amis s’affaiblir et essayait de les encourager de son mieux quand il aperçut une petite bourgade où l’on pouvait voir sortir de la fumée des cheminées des maisons.  Ils s’approchèrent de l’une d’entre elles et virent une dame qui transportait une grande marmite fumante. 

         - Madame, le fumet de votre chaudron sent tellement bon!  Qu’avez-vous cuit à l’intérieur ?

La dame s’arrêta et les regarda à tour de rôle avant de leur expliquer :

         - Le premier ingrédient de mon potage est de l’amour. Ensuite, j’ai ajouté une grosse portion d’amitié et j’ai assaisonné le tout avec une épice que l’on nomme de la joie qui, semble-il, vient du fin fond du cÅ“ur humain.

Une moue  apparut sur le visage de Gustav suivit d’un sourire triste.

         - Vous voulez goûter à mon délicieux plat ? demanda la dame.

Le plus jeune des trois, qui se nommait Nelsans, se dit qu’il valait mieux mourir de faim en sentant de l’amour à l’intérieur de lui plutôt que de la haine et accepta le bol que lui tendit la main de la femme.  Les deux autres trolls finirent eux aussi par accepter l’assiette qui leur était généreusement offerte.  Dès les premières bouchées, ils sentirent un apaisement de la faim et quand ils eurent fini de manger, toute leur énergie était déjà revenue.  Gustav releva la tête de son bol pour remercier la dame et il vit qu’elle s’était transformée en fée des Étoiles.  Il baissa à nouveau la tête, se sentant rempli de remords et de culpabilité.   Nelsans  dit  à la fée des Étoiles:

         - Votre potage est le meilleur que je n’ai jamais mangé et je vous en remercie infiniment. Mes amis et moi pourrions aller vous aider pour la préparation de la grande tournée du père Noël et peut-être accepterez-vous de nous donner à nouveau votre mets qui va nous permettre de devenir plus compatissants.

Gustav fut alors nommé chef des écuries des rennes et il s’engagea à prendre soin d’eux et à les protéger jusqu’à la fin de ses jours.

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Je me suis rendue en Norvège en 2001.  Ce pays restera toujours pour moi un des plus beaux au monde; la nature est d’une telle beauté et les paysages sont d’une grande pureté.  La Norvège est un pays ou l’écologie prédomine depuis plusieurs années.   Depuis ce voyage dans ce pays, un petit troll est placé sur le rebord d’une de mes fenêtres de ma maison pour la protéger, selon une des coutumes de ce pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

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