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Jeudi le 11 février 2010 vers 19h15, France Valiquette sera à sa troisième présence à l’émission « Les Contes à Rendre » de CHOQ.FM, la radio des étudiants de l’UQAM, pour parler du Mardi Gras et de son expérience personnel de cette fête si populaire en Louisiane. Vous pourrez écouter l’émission sur internet en direct ou en reprise : http://www.choq.fm Nouvelle du vendredi 22 janvier 2010. Je me suis rendue en Louisiane durant les vacances de la fin de l’année. Le 29 décembre, j’ai retrouvé mon vieil ami cadien, Norbert, au lac Martin vers 13 heures.  Il était un peu fébrile car il  arrivait du bayou et il avait vu un alligator, ce qui est très rare en cette saison. J’ai monté dans la chaloupe et nous sommes partis très enthousiastes à la recherche de la fabuleuse bête. Jusqu’à ce jour, je n’avais réussi à prendre qu’une belle photo d’un bébé; autrement, nous ne voyions qu’une tache brune sur l’eau… et nous pouvions penser que c’était un bois flottant!!! La seule fois où je m’étais retrouvée à quelques mètres de ce majestueux reptile avec la possibilité de prendre un bon cliché, je n’avais pas de caméra.  J’étais partie observer les hérons blancs et les spatules roses durant leur période d’accouplement et en regardant les oiseaux avec mes jumelles, j’avais entendu un glissement sur le bord du bayou. J’avais ressenti un frisson dans l’échine du dos car en Louisiane, nous devons rester également vigilants à cause des serpents. Il était énorme. Je suis restée à l’observer une quinzaine de minutes; puis, d’autres personnes sont arrivées et il a fui. L’alligator se trouvait dans une zone du bayou où se rendait plus rarement Norbert.  Il l’a retracé assez facilement et selon mon ami, il était dans une demi-dormance, ce qui nous a permis de nous rapprocher de lui facilement. Le reptile devait avoir entre quinze à vingt ans et peser environ soixante livres; ces bêtes peuvent vivre plus de cent ans.  J’ai réussi à prendre quelques photos pour immortaliser ce moment privilégié et ensuite, nous avons décidé de le laisser se reposer en toute quiétude. Nous nous sommes aventurés dans ce coin du marais et le moteur du bateau s’est coincé dans la végétation du bayou. Norbert a réussi à le dégager et quand il a voulu rebrousser chemin, il ne reconnaissait plus le bon canal à travers les roseaux.  La chaloupe s’est prise à nouveau, mais cette fois, en plus de la végétation de plus en plus dense, le niveau de l’eau à cet endroit était moins profond. Après avoir essayé avec un aviron de dégager l’embarcation,  mon ami a décidé  de pousser le moteur à plein régime. La secousse a été telle que l’avant de la chaloupe s’est soulevé dans les airs;  j’ai alors été éjectée de mon siège et projetée dans le fond du bateau. Je me suis relevée sans trop de mal sous le regard ahuri de mon compagnon mais dans les minutes qui ont suivi, nous avions les yeux rivés sur le plancher de l’embarcation surveillant si l’eau s’infiltrait.  Après ce moment  de tension intense et de peur, plusieurs autres tentatives pour se sortir de l’impasse furent tentées et alors le moteur s’est mis à chauffer après avoir projeté un mélange d’eau et de boue derrière son hélice.  Norbert, chaussé de ses grandes bottes, a alors décidé de mettre un de ses pieds dans l’eau pour tenter de faire avancer plus facilement la chaloupe et au deuxième essai, nous avons fini par nous sortir progressivement de notre prison de fantômes végétaux du marais.   Je gardais toujours un Å“il sur le plancher de la chaloupe car nous avons ensuite été coincés sur un arbre mort, ce qui nous a demandé encore beaucoup efforts pour se frayer à nouveau un chemin.  Quand nous avons enfin réussi à retrouver le canal, nous nous sommes arrêtés pour nous reposer et Norbert a alors sorti son « Moon shine ».   Il m’en a versé une petite quantité dans un verre et lui qui ne  boit jamais d’alcool. avec une forte concentration, il  s’en est versé une rasade. Mon bon ami a déjà eu un sérieux problème d’alcool à son retour de la guerre et depuis longtemps, il ne boit plus que quelques bières occasionnellement. Je le sentais épuisé et il nous restait encore  tout le lac à traverser avant le crépuscule.  Cette aventure m’a permis encore une fois de réaliser à quel point la vie devait avoir été difficile et dangereuse et je voudrais souligner comment grand étaient le courage et la détermination de survivre des Acadiens quand ils sont arrivés complètement démunis en Louisiane.
    France Valiquette    Â
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2010
Communiqué de pressePublié par francevaliquette dans Communiqué de presse, tags: Communiqué de presseCommuniqué de presse Pour diffusion immédiate    « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 » Retrait du marché momentané  Montréal, le lundi 14 décembre 2009 - Suite à la parution en octobre dernier du second tome de l’auteure France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, une importante erreur informatique s’est malencontreusement glissée lors de la dernière étape de l’impression du livre qui sera retiré du marché. Les corrections nécessaires seront apportées avant que le livre ne soit imprimé à nouveau. Les Éditions Manuka et ses collaborateurs prévoient une deuxième édition dans les prochains mois. Les gens qui souhaitent échanger leur copie pourront le faire en contactant directement l’auteure.  Les Éditions Manuka et France Valiquette en sont sincèrement désolés.  « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 » L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.  France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cÅ“ur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer. Source : France Valiquette www.francevaliquette.com Je serai à l’émission « Les Contes à Rendre » à  la radio étudiante de l’UQAM au www.choq.fm, jeudi le 17 décembre 2009 de 18h30 à 20h00 pour présenter ce conte et de la musique cadienne de la Louisiane. Conte de Noël,
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Nous sommes en Laponie dans le Nord de la Norvège à quelques jours de Noël.  La veille, Gustav, le chef d’une petite bande de trolls, avait fait l’inventaire des victuailles et il avait réalisé qu’il ne restait que quelques galettes de seigle comme provisions.  Il avait réfléchi toute la nuit et, au petit matin, avait décidé de se rendre à l’atelier du père Noël, le seul vrai père Noël qui avait toujours vécu, de père en fils, dans le nord de son pays. Toute l’équipe, composée du père Noël, de la fée des Étoiles et des nains, travaillaient de longues heures afin d’être prêts pour la visite des foyers lors de la distribution des présents. Le père Noël commençait trois jours avant la grande Fête car il y avait maintenant beaucoup plus d’enfants sur la Terre.  Les rennes qui devaient tirer son chariot seraient donc sans surveillance. Gustav avait décidé qu’il irait en voler un pour avoir de la nourriture durant l’hiver. Ses amis et lui étaient partis tôt le matin et avaient marché une bonne partie de la journée pour se rendre à leur destination.  À cette période de l’année dans le Grand Nord; il faisait noir tout le jour, alors ils n’auraient pas à attendre la nuit pour capturer le renne. Ils avaient mangé le peu de nourriture qui leur restait avec de l’eau chauffée sur le feu avant leur départ. Gustav sentait les forces de ses deux amis s’affaiblir et essayait de les encourager de son mieux quand il aperçut une petite bourgade où l’on pouvait voir sortir de la fumée des cheminées des maisons. Ils s’approchèrent de l’une d’entre elles et virent une dame qui transportait une grande marmite fumante.          - Madame, le fumet de votre chaudron sent tellement bon! Qu’avez-vous cuit à l’intérieur ? La dame s’arrêta et les regarda à tour de rôle avant de leur expliquer :         - Le premier ingrédient de mon potage est de l’amour. Ensuite, j’ai ajouté une grosse portion d’amitié et j’ai assaisonné le tout avec une épice que l’on nomme de la joie qui, semble-il, vient du fin fond du cÅ“ur humain. Une moue  apparut sur le visage de Gustav suivit d’un sourire triste.        - Vous voulez goûter à mon délicieux plat ? demanda la dame. Le plus jeune des trois, qui se nommait Nelsans, se dit qu’il valait mieux mourir de faim en sentant de l’amour à l’intérieur de lui plutôt que de la haine et accepta le bol que lui tendit la main de la femme. Les deux autres trolls finirent eux aussi par accepter l’assiette qui leur était généreusement offerte. Dès les premières bouchées, ils sentirent un apaisement de la faim et quand ils eurent fini de manger, toute leur énergie était déjà revenue. Gustav releva la tête de son bol pour remercier la dame et il vit qu’elle s’était transformée en fée des Étoiles. Il baissa à nouveau la tête, se sentant rempli de remords et de culpabilité.  Nelsans  dit à la fée des Étoiles:         - Votre potage est le meilleur que je n’ai jamais mangé et je vous en remercie infiniment. Mes amis et moi pourrions aller vous aider pour la préparation de la grande tournée du père Noël et peut-être accepterez-vous de nous donner à nouveau votre mets qui va nous permettre de devenir plus compatissants. Gustav fut alors nommé chef des écuries des rennes et il s’engagea à prendre soin d’eux et à les protéger jusqu’à la fin de ses jours. ——————————- Je me suis rendue en Norvège en 2001. Ce pays restera toujours pour moi un des plus beaux au monde; la nature est d’une telle beauté et les paysages sont d’une grande pureté.  La Norvège est un pays ou l’écologie prédomine depuis plusieurs années.  Depuis ce voyage dans ce pays, un petit troll est placé sur le rebord d’une de mes fenêtres de ma maison pour la protéger, selon une des coutumes de ce pays.         |












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